Aubel - 10.12.2020 à 06:00 - Pierre LEJEUNE - L'Avenir
Le food truck attirait trop de monde, impossible de respecter les mesures sanitaires.


Le food truck Val-Dieu n'est plus le bienvenu... sur le site de l'abbaye du Val-Dieu. Victime de son succès. Il lui reste Theux et Wegnez.

En août, le Pepin Michaël Vanderheyden a lancé un concept de food truck Val-Dieu dans notre région. Il concrétisait là une idée mûrie durant deux ans, avec son expertise, son savoir-faire (sur les marchés de Noël et les festivals) et une sacrée dose de motivation vu le contexte délicat.

«Je fus agréablement surpris du lancement... Mais ça reste une mauvaise saison pour un food truck. Les gens ont peur du Covid, puis on arrive en hiver... Quand tout ça sera derrière nous, ce ne sera que du positif. La formule marche bien, les gens apprécient, on a des produits régionaux... J'attends juste que ça reprenne aussi au niveau des sociétés et des mariages car c'est vers là que je me dirigeais à la base», raconte ce passionné qui vient d'inscrire la tartiflette au herve et au fromage du Val-Dieu à sa carte, «une tartiflette testée à Val-Dieu et que je prépare depuis dix ans sur le marché de Noël de Liège».


Il ne peut plus se rendre sur le site de l'abbaye du Val-Dieu... victime de son succès

Si le food truck a mis entre parenthèses les haltes de Herve et Baelen durant l'hiver, des lieux qu'il retrouvera au printemps, il demeure présent le mercredi soir à Theux et le jeudi soir à Wegnez, des «endroits qui se prêtent bien à l'emporter». Le couac de ce mois de décembre, c'est la récente interdiction de s'amarrer au site de l'abbaye du Val-Dieu, un coup dur pour Michaël Vanderheyden. «Mais je n'ai pas envie de m'éterniser là-dessus. Pour la publicité et pour ne pas entrer dans un débat, je préfère ne pas commenter», concède-t-il, avec l'espoir de retrouver Val-Dieu en sortie de crise.

Du côté de l'Administration communale d'Aubel, on confirme la mesure, prise à contrecœur. «C'est en raison du Covid... À la base, la demande émanait de la brasserie qui souhaitait avoir une activité en take-away sur le parking, via le food truck, détaille l'échevine du Tourisme et de la Communication Kathleen Pérée (Aubel Demain). On y a mis un cadre, en respectant les mesures. On a fait un test un week-end pour voir si c'était gérable en fonction du respect des règles sanitaires.»

Trop de monde vu les mesures sanitaires

Le gestionnaire du food truck n'est nullement incriminé par la Commune. Mais il a été «victime de son succès». «On a pu observer des rassemblements de personnes. L'organisation était tout à fait correcte, c'était vraiment un service take-away, mais il y avait tellement de monde que c'était devenu un rassemblement de personnes. Il y avait trop de monde sur le site ou à proximité du site de l'abbaye du Val-Dieu, ce n'était pas possible, dans le respect des mesures sanitaires actuelles, d'autoriser une activité commerciale en tawe-away sur le site du Val-Dieu.»

Sur un parking privé ?

C'est donc après un essai et à contrecœur que le collège communal a dû rebrousser chemin. «La décision ne nous fait évidemment pas plaisir, car on soutient le commerçant. On n'est pas contre un autre endroit, car on accepte à Aubel les food trucks en take-away... mais uniquement sur un site privé (c'est le cas de croustillons – prochainement devant chez Stassen Vin – ou du Bistro d'Ethan sur le parking de Mr Bricolage). Le propriétaire du food truck le sait. On n'est pas contre l'activité en elle-même et on comprend très bien sa frustration mais on est responsable, en tant que pouvoir public, du respect des mesures», conclut Kathleen Pérée. Le coronavirus n'en a pas fini de compliquer la vie de tous.

 

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