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La Fédération nationale des commerçants ambulants milite pour que les étals qui souhaitent rester fermés puissent bénéficier d'aides publiques.
Les marchés peuvent continuer à avoir lieu sous des conditions strictes qui dissuadent en réalité les clients, regrette ce dimanche Léonard Monami, président de la Fédération nationale des commerçants ambulants (Fenaca). Il milite pour que les étals qui souhaitent rester fermés puissent bénéficier d'aides publiques.

«Les marchés sont accessibles pour une personne par 1,5m linéaire d'étal; et on ne peut toujours pas manger, boire ou goûter les produits, explique Léonard Monami. Pour les circuits courts, faire goûter les produits du terroir est pourtant très important pour convaincre les clients. Sans parler des foodtrucks pour qui la dégustation sur place représente 80% du chiffre d'affaires hors période de covid.»
«Les règles en vigueur suppriment le caractère festif des marchés, qui deviennent donc dissuasifs pour les clients», regrette-t-il. «Certains commerçants ambulants perdent trop d'argent, ils ont davantage intérêt à rester fermés.»
«Très mitigé»
Léonard Monami se dit dès lors «très mitigé» quant à la reprise pour les étals non essentiels. Il souhaiterait qu'elle se fasse sur base volontaire, et que ceux qui décident de rester fermés puissent bénéficier d'aides publiques.
Autre déception pour le secteur: la possibilité pour les communes de prendre leurs propres décisions concernant les marchés. «Les bourgmestres ne prennent pas uniformément leurs mesures et ça devient incompréhensible», plaide M. Monami.
La Wallonie compte quelque 15.000 commerçants ambulants, répartis entre environ 6.000 patrons et 9.000 ouvriers. Un secteur «non négligeable» qui subit de plein fouet la crise du coronavirus, «au même titre que l'Horeca».

 

https://www.lavenir.net/cnt/dmf20201129_01533071/coronavirus-les-commerces-ambulants-voudraient-ouvrir-sur-base-volontaire