Le profilage racial mène au racisme institutionnel.motortion – stock.adobe.com

 

La commission antiracisme du Conseil de l’Europe estime que le profilage racial peut conduire à un «racisme institutionnalisé».

La commission antiracisme du Conseil de l’Europe a mis en garde ce lundi contre le profilage racial dans les services de police, qui peut conduire à un «racisme institutionnalisé» et doit être «expressément interdit par la loi».

Ce profilage, estime la commission, provoque «un sentiment d’humiliation et d’injustice» dans les groupes qu’il vise.

Recrutement et contrôle

La commission antiracisme presse donc les 47 États membres du Conseil de l’Europe «de prendre des mesures dans ce domaine, allant du développement de procédures de recrutement qui garantissent que la composition de la police reflète la diversité de la population à la création d’organismes pleinement indépendants chargés d’enquêter sur les allégations d’abus commis par des policiers».

 

L’institution souhaite que le débat actuel autour des violences policières et du racisme, relancé après la mort de l’Afro-Américain George Floyd, tué par un policier blanc aux États-Unis, donne l’occasion aux États d’envoyer un message clair de tolérance zéro et de «mieux faire connaître la dimension historique du racisme et des inégalités, tout particulièrement le colonialisme et l’esclavage».

«Généralisations»

Dans un rapport de 2019, les Nations unies définissaient le profilage racial comme «tout agissement des forces de l’ordre lorsqu’elles ont recours à des généralisations fondées sur la race, la couleur, l’ascendance, la nationalité ou l’origine ethnique, plutôt que sur le comportement individuel ou des preuves objectives» pour soumettre des personnes à des fouilles, des contrôles d’identité ou des enquêtes.