«Depuis quatre ans, les commerçants savent qu’il y aura des difficultés car le marché est plus concentré et les places sont limitées.»

Pour Luc Gennart, ces changements ont été négociés et acceptés, y compris par un représentant des commerçants volants.

La réduction de la taille du marché hebdomadaire ne résulte pas que d’une simple contrainte spatiale. Elle vise aussi à garder un certain standard de qualité, en évitant l’arrivée ponctuelle de commerçants qui viendraient déstabiliser les ambulants en place avec des produits de pointe ou très bas de gamme. Anne-Pascale Ferauge n’est pas visée, elle qui fréquente régulièrement le marché namurois, qui plus est avec un assortiment de produits régionaux, mais en subit les conséquences.

Pas question cependant, pour l’échevin du Commerce, de favoriser les commerçants volants fidèles, par rapport aux vrais occasionnels. «On se doit de respecter des règles impartiales, critères cartésiens. Les règles doivent être les mêmes pour tout le monde, la loi nous l’impose, sinon on prendrait le risque d’être attaqués pour discrimination», explique-t-il.

«Quand un problème de place se pose, on procède à un tirage au sort. J’entends bien, c’est dramatique, mais les places sont comptées.»

Il n’est pas davantage question d’installer une partie des «volants» ailleurs, sur la place de l’Ange, par exemple. «Ce genre de demande ne peut être rencontré car il ferait exploser la cohérence du marché en créant des tensions.»

Luc Gennart invite Anne-Pascale Ferauge à faire le gros dos pendant un mois, le temps que les commerçants les moins fidèles se découragent. «Quand plusieurs personnes auront arrêté, on ouvrira les listes pour les abonnements.»

Quand? Ce n’est pas décidé. L’échevin laisse quand même une petite porte entrouverte. «Je réfléchis à rajouter quelques mètres courants rue Grafé ou Grangagnage, quand les travaux seront avancés, mais cela ne supprimera pas le tirage au sort.»

 

Source : L'Avenir - Namur - 27/03/2018 à 06:00 - Bruno MALTER