Des dizaines d'entre eux ont élu domicile ce weekend sur un terrain du quartier des Cahottes, sans demander l'autorisation. Le terrain sur lequel ils se sont installés n'est pas public. Il appartient à la SOWAER, la société wallonne des aéroports. Elle vient d'entamer une procédure pour les expulser à la demande de la commune.

 

Ils ont garé leurs caravanes dimanche après-midi et avaient l'intention de rester plusieurs jours. Mais comme le terrain sur lequel ils se trouvent est privé, ce n'est pas la commune qui gère. A Flémalle, de toute façon, il n'y a pas de place. C'est ce que rétorque la bourgmestre Sophie Thémont: "A Flémalle c'est vrai que nous ne disposons pas de terrains en tout cas communaux qui pourraient accueillir les gens du voyage puisque la plupart des terrains sont des terrains privés. Au niveau de la commune, nous n'avons pas ce type de terrains aussi grands pour accueillir ces gens du voyage".

Terrains disponibles ou pas, une chose est sûre, la commune de Flémalle n'a pas vraiment envie d’accueillir les gens du voyage chez elle puisque que c'est à sa demande que la SOWAER a entamé les procédures d'expulsion, soulignant vouloir rester en dehors de la polémique.

Du côté des gens du voyage, leur tort est de ne pas avoir demandé l'autorisation de s'installer, ce qui pourtant est obligatoire.

Notons qu'hier, à l'occasion de la journée annuelle des gens du voyage, le ministre de l'Action Sociale Maxime Prévot a annoncé sa volonté de créer un décret à ce propos. Son idée est de confier aux provinces la tâche de trouver des terrains pour les gens du voyage, mais aussi de convaincre les communes de les accueillir.

 

Source : rtbf