Une aire pour gens du voyage sera prochainement construite à Wattrelos, comme ici à Lives-sur-Meuse.-Antoine Janssens

Début 2016, une aire d’accueil pour gens du voyage sera aménagée juste à la frontière avec Herseaux, derrière l’institut Montfort.

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Dans un communiqué diffusé dimanche soir, le groupe Écolo de Mouscron réagit à l’annonce de la construction d’un mur entre Herseaux et Wattrelos.

«Nous avons découvert par la presse la demande de la Ville de Mouscron à la municipalité de Wattrelos (France) d’ériger un mur de plus de deux mètres de haut pour séparer le village d’Herseaux Ballons d’une aire d’accueil pour les gens du voyage aménagée sur le territoire français» écrivent les Verts.

Écolo Mouscron s’étonne tout d’abord, dans le chef du bourgmestre Gadenne, de la stigmatisation d’une population nommée «gens du voyage».«Il s’agit dans ce cas-ci d’un groupe de treize familles sédentarisées, corrigent les Verts. L’aire d’accueil leur permettra un plus grand confort et un accès à l’eau et à l’électricité. Les gens du voyage sont des citoyens français, en règle et avec des papiers en bonnes et due forme.Les gens du voyage et les roms sont deux populations distinctes, chacune faisant l’objet de stigmatisation et de clichés négatifs. Quant à la recrudescence des vols, à ce jour, aucune statistique ne permet d’affirmer les propos du bourgmestre à ce sujet. D’ailleurs, pour reprendre les termes de la société Vesta qui gère leur présence, ce camp ne pose aucun problème et ce mur ne va servir à rien. Il va faire l’objet de dégradations car les gens vont se sentir stigmatisés. Cela va poser plus de problèmes qu’en résoudre…»

«Travailler avec les riverains»

Pour Écolo Mouscron, «il faut construire des ponts entre les communautés, ce qui s’avère beaucoup plus utile et plus pertinent que des murs.» Et de renvoyer aux propos du Centre de Médiation des Gens du Voyage et des Roms qui relate des expériences positives menées en Belgique.

«Le ressenti de la population est à entendre et il faudra travailler avec les riverains, non seulement pour casser les clichés mais également pour rendre agréable les lieux de vie de toutes et tous, dit encore
Écolo Mouscron. Il est évident que l’abandon des quartiers frontaliers en termes d’aménagement du territoire n’est pas la cause des gens du voyage, mais bien d’un manque d’intérêt de la majorité politique mouscronnoise, et ce depuis de nombreuses années.»

Pour finir, Écolo Mouscron tient à rappeler que «tous les murs bâtis à travers l’histoire n’ont jamais amené la paix et la tranquillité».

Une interpellation est prévue ce lundi soir en conseil communal.

 

L'Avenir lundi 18 mai 2015 07h55