20 000 belges sillonnent les routes chaque année avec leur caravane. Ces gens du voyage peuvent bénéficier d'un accueil organisé dans sept communes pilotes wallonnes. Le souhait est que cet accueil se généralise à toute la Wallonie.

Le centre de médiation des gens du voyage a dix ans d'existence. Ahmed Ahkim son directeur, formule quelques souhaits pour l'avenir, en reconnaissant que l'accueil est favorable aux nomades : "Le terrain de Lives-sur-Meuse n'est pas prêt, mais cela n'empêche pas la commune de pouvoir organiser le séjour de plusieurs dizaines de groupes par an, dans des conditions acceptables pour les gens du voyage. Ils ne demandes pas des équipements et des aménagements de terrain. Juste pourvoir séjourner de manière légale et officielle, et en bonne intelligence avec la population. Etre considérés comme des citoyens, peut-être temporaires, mais des citoyens quand même".

Il faut rappeler que les gens du voyage sont des citoyens comme les autres qui paient leur consommation d'eau, d'électricité, et qui s'occupent de la gestion de leurs déchets.
Pour Eliane Tilleux, ministre de l'action sociale, il faut donner un cadre réglementaire via un décret, permettre la conclusion de conventions entre les parties, et voir poindre de nouveaux terrains équipés.
Un projet de décret qui devrait se trouver sur la table du gouvernement au printemps prochain.

Christine Pinchart avec Monika Wachter
Source : RTBF Info du mercredi 12 octobre 2011