Mettre fin aux expulsions des Roms et Voyageurs (1) –  Des organisations internationales mettent l’accent sur les coûts humains et expulsions et rappellent les normes dans une déclaration commune
Juin 2016.

29 juin 2016, Strasbourg – D’habitude, les vacances d’été coïncident avec les expulsions de Roms et de Voyageurs à travers l’Europe, qui passent presqu’inaperçues. Le Bureau du Haut-Commissaire aux Droits de l’Hommes (OHCHR) et le Bureau des Institutions Démocratiques et des Droits de l’Homme de l’OSCE (OSCE/ODIHR) ont rejoint le Conseil de l’Europe, l’Agence Européenne des Droits Fondamentaux (FRA), le Réseau Européen des Institutions Nationales des Droits de l’Homme (ENNHRI) et le Réseau Européen des Centres pour l’Egalité des Chances (Equinet) dans une déclaration qui condamne les récentes expulsions de Roms et de Voyageurs en Europe.
A travers l’Europe, les Roms et les Voyageurs – particulièrement ceux qui vivent dans des habitats informels, bidonvilles ou en séjour temporaire sur des sites – font face à un risque d’expulsion disproportionné. Les signataires font appel aux autorités nationales, régionales, et particulièrement, aux autorités locales et leur demandent de trouver des solutions durables aux problèmes de logement que rencontrent de nombreux Roms et Voyageurs, de façon à éviter ces expulsions.

Les partenaires d’OPRE (2) condamnent fortement les expulsions forcées et sans procédure officielle ni solution convenable de relogement.   Ces expulsions violent les obligations internationales liées aux droits de l’homme. Les autorités doivent garantir que toute personne sujette à expulsion soit informée adéquatement sur ses droits, et poursuivre les procédures d’expulsion nécessaire sans discrimination ni harcèlement.
La déclaration souligne les implications négatives qu’ont les expulsions sur le long terme, qui peuvent résulter en problèmes physiques et psychologiques, notamment des traumatismes émotionnels et de l’isolation sociale permanente. Cela affecte tout particulièrement les personnes âgées, les femmes, les enfants et les personnes porteuses d’handicap.
Dans une lettre de février 2016 adressée aux autorités de 7 Etats membres, le Commissaire aux Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe a également insisté sur le fait que « cette situation augmente la vulnérabilité des familles Roms, empêche leur inclusion sociale et entrave toute perspective d’une éducation normale pour leurs enfants ».

 

Source : Bureau du Haut-Commissaire aux Droits de l’Homme (Nations Unies – Office Régional for Europe)
Traduit de l’anglais par le CMGVRW