Le Festival Food Truck s'est arrêté à Namur.Fabrice Willot (Mister Food Truck) dénonce le manque de souplesse des autorités namuroises.


Quel est l’objectif d’un festival comme celui que vous organisez?

Notre but, c’est de faire entrer le food truck dans la ville, sans être en concurrence avec les commerçants. Il y a trop peu de place dans les villes, actuellement, pour le food truck. Nous voulons aussi faire connaître aux gens ce concept importé des États-Unis au début des années 2010.

Quels sont les critères pour faire partie de votre association?

Il faut d’abord avoir un véhicule homologué qui peut rouler sur la route. Ce peut être un vélo, un triporteur, une camionnette, etc. Ensuite le food trucker doit être un artisan. Enfin, les produits doivent être travaillés sur place, dans le camion par exemple.

Quel bilan peut-on tirer de ce premier Wallonie Food Truck Festival?


Nous en sommes à notre sixième ville sur les sept programmées. Je dois dire que dans les cinq premières villes où nous sommes allés, à Mouscron, à Tournai, à Arlon, à Mons et à Ottignies, tout s’est très bien passé. Ça a été un vrai succès. Nous avons été très bien accueillis.

Vous n’avez pas le même sentiment en ce qui concerne Namur?

Namur, c’est la ville la plus compliquée de Wallonie. Il y a un manque de souplesse de la part des autorités. On a interdit la vente de certaines boissons. Il a fallu aussi beaucoup de temps pour avoir les infos. On nous a d’abord placés à un endroit et ensuite à un autre. On a le sentiment que nous sommes venus en renfort du FIFF. Nous sommes déçus, par rapport à l’accueil que nous avons reçu dans les autres villes, même si, je dois le dire, certains à la Ville de Namur ont fait tout ce qu’ils ont pu. Mais, pour moi, c’est un flop total et c’est clair qu’on ne reviendra pas.


Source : vers l'avenir - dimanche 2 octobre 2016