Hainaut Installés depuis mercredi dernier sur un terrain, propriété de l’Intercommunale de développement économique et d’aménagement (Idea), soit en bordure de l’autoroute E19/E42 à Mons, les gens du voyage ont finalement obtenu trois jours supplémentaires des autorités communales. Un accord " dans le dialogue " a été obtenu entre les différentes parties prenantes à savoir la communauté évangéliste, la Ville et le propriétaire du terrain. Les gens du voyage ont jusqu’à dimanche pour lever le camp.

Un huissier s’était présenté, vendredi dernier, pour signifier aux 950 résidents des quelque 290 caravanes qu’ils seraient expulsés dans les plus brefs délais.

Un important dispositif policier

L’intervention musclée était d’ailleurs prévue jeudi sur le zoning Géothermia. Et selon nos informations, un important dispositif policier (notamment des renforts des zones de police voisines mais aussi de la police fédérale) était prêt à intervenir sur le campement sauvage.

L’expulsion manu militari de cette communauté, déjà expulsée la semaine dernière d’un autre terrain de l’IDEA situé à Strepy-Bracquegnies, n’était plus qu’une question de temps.

D’autant plus que le propriétaire du terrain avait déjà coupé l’alimentation en eau et en électricité rendant le site quasi invivable.

 Rappelons que les procédures s’étaient accélérées suite à des incidents survenus durant le week-end. Des combis de police étaient les cibles de jets de cailloux.

Depuis lors, un huissier (en compagnie de la police) pouvait, à tout moment, intervenir sur le site et exiger le départ des caravanes. "La zone de police a mené des discussions et des négociations avec la communauté" , précise le cabinet du bourgmestre Elio Di Rupo (PS).

"Il est vrai que les gens du voyage devaient partir jeudi mais ils ont demandé à pouvoir rester jusqu’à dimanche afin de faciliter les départs. Les autorités communales ont privilégié le dialogue afin de dégager un accord plutôt que d’y aller aux forceps."

Tout devrait rentrer dans l’ordre

Certaines familles ont pris les devants mercredi, d’autres étaient également sur le départ jeudi après-midi. "Deux tiers des caravanes sont parties" , nous confirment des travailleurs sur un chantier situé à deux pas du terrain.

"Ils partent par petits groupes afin d’éviter les problèmes de circulation." Si chacun respecte l’accord, tout sera rentré dans l’ordre ce dimanche. La prochaine destination de la communauté n’est pas encore connue.

 

Source:  La Libre 27/06/2016