Le site de Lives-sur-Meuse n’accueillera pas les gens du voyage pendant l’hiver.-ÉdA – 30522943503

 Le terrain d’accueil des gens du voyage à Lives-sur-Meuse sera sans occupant pendant les mois d’hiver.

 Le terrain, qui a été ouvert au 1er avril 2015, est fermé pour la saison d’hiver. C’est aujourd’hui l’heure d’un bilan mitigé, qui indique que tout le monde ne s’est pas précipité sur cette parcelle qui propose pourtant un confort certain, avec accès à l’électricité, à l’eau, au gaz, rappelle l’échevine de la Cohésion sociale Stéphanie Scailquin. Sur cet ancien camping, la Ville a investi pour être terre d’accueil à destination des gens du voyage, ceux dont la vie passe par le changement de lieux de résidence, de manière permanente. 

 Pas un grand succès

 Le bilan est pourtant pauvre statistiquement, sur Namur: ce sont sept groupes qui ont été accueillis entre avril et novembre. Pour un total de 75 caravanes. «Ce n’est pas énorme, dit l’échevine, mais cela indique que l’information commence à passer. » Namur fait de son mieux, mais les voyageurs préfèrent parfois l’habitation sauvage, sur des terrains qu’ils investissent sauvagement comme pour revendiquer leur liberté. «Nous avons pourtant au sein de la Ville une médiatrice chargée de la communication avec les populations nomades », dit Stéphanie Scailquin. Dans le grand et impalpable monde des gens du voyage, la communication est permanente. Mais le terrain de Lives ne séduit pas. Malgré l’accueil. Malgré la médiation et l’animation autour des arrivants: «Nous proposons des activités, en plus de l’école itinérante qui permet la scolarisation des enfants. »

Sont aussi référencés quelques incidents. Trois groupes se sont installés sans autorisation. L’un de ces rebelles a acquiescé à la demande de la Ville de le voir quitter rapidement son territoire, elle qui donne aujourd’hui tous les outils pour s’installer quelques instants dans le périmètre namurois. Un autre est resté une nuit avant de quitter les lieux. Et, malheureusement, un dernier est resté une semaine, malgré l’absence d’autorisation. Il a fallu un arrêté du bourgmestre pour expulser cette communauté nomade et peu réactive aux injonctions communales des lieux.

Stéphanie Scailquin insiste: la formule mise en place est de bon augure. Une rencontre avec les riverains s’est déroulée en fin de saison, qui a permis l’échange de questions. Le projet d’accueil est relancé dès l’année prochaine.

 

Source:  vendredi 6 novembre 2015 05h00 - L'Avenir