La saison pour les gens du voyage est terminée sur Namur. Le bilan est positif. Mais quid de la suite pour ces nomades?

Le bilan de la saison a été dévoilé. Cette année, 12 groupes et 156 caravanes ont pris leurs quartiers sur le terrain de Lives-sur-Meuse, spécifiquement dédicacé depuis 2015 à l’accueil des gens du voyage. «La saison court du premier mars au 31 octobre, précise Stéphanie Scailquin, échevine de la cohésion sociale à la Ville de Namur. Cette période est une période importante de transhumance.»

Elle ajoute: «Tout s’est très bien passé cette année. Il n’y a pas eu de problème particulier».

Elle précise que ce terrain situé à Lives-sur-Meuse est le seul du genre en Wallonie. «C’est la troisième saison et l’accueil est en progression constante puisque nous accueillions 7 groupes et 75 caravanes en 2015 et 11 groupes et 161 caravanes en 2016.»

Quid de l’hiver pour ces personnes? «La décision d’arrêter l’accueil au 31 octobre est une décision prise par la Ville. Pour des raisons techniques, pour des questions d’entretien du site, pour des questions de praticabilité du terrain, mais aussi pour des questions de respect pour les riverains. Il était important de trouver un point d’équilibre.»

D’après l’échevine, les gens du voyage suivent des parcours spécifiques. «Cette année, la plupart partent ensuite sur Ostende. Mais ils ont chacun leur itinéraire, un nombre d’étapes.»

Quatre étoiles!

Elle précise que le terrain namurois est côté quatre étoiles par les gens du voyage. «Par son accessibilité, ses équipements et aménagements et par la situation du site en bord de Meuse. C’est une fierté pour nous.»

Pour elle, «ce projet améliore sans conteste la cohésion sociale de la Ville qui se veut attentive à l’ensemble des minorités qu’elles soient culturelles, ethniques ou identitaires dans une perspective d’égalité des chances.»

Pour info, la création de ce terrain a coûté 215 000 euros, dont 60% subventionnés par la Région wallonne (comprenant quatre blocs sanitaires, des toilettes, des douches, des lavabos, l’eau potable et l’électricité).

Le budget annuel de fonctionnement de ce terrain est de 10 000€, supportés grâce à un subside octroyé par le Service public de Wallonie, mais aussi par huit points APE, soit 24 535,84€.

Source : L'Avenir - le mardi 7 novembre 2017