Photo source : Vers l'Avenir

- Communiqué de presse – Charleroi, 23 juin 2015

Les autorités politiques de la ville de Charleroi ont pris connaissance des actions entreprises par la Sambrienne, société de logements publics vis-à-vis de l’installation des gens du voyage sur ses terrains à Marcinelle. Elles constatent que le Collège communal n’a été saisi d’aucune demande d’avis préalable à l’instruction, par le fonctionnaire délégué, d’un dossier de permis autorisant la modification du relief du sol.  Elles en concluent que les travaux ont été réalisés en l’absence de permis, et qu’il appartient au fonctionnaire délégué de prendre toute disposition qu’il jugera utile pour y remédier.


Les membres du Collège communal précisent également qu’ils se désolidarisent et désapprouvent cette initiative.

Par ailleurs, les autorités politiques tiennent à souligner que dès la mise en place de la nouvelle majorité, cette problématique a été prise en considération.

En effet, dès janvier 2013, Sabah Gahouchi a été déléguée par le bourgmestre pour rencontrer les groupes arrivant sur le territoire de la ville de Charleroi et construire un dialogue permanent avec le représentant des familles. Trois « types » de groupes transitent régulièrement sur le territoire.

Tout d’abord, il existe quelques familles bien connues (plus ou moins 40 caravanes) avec lesquelles la relation est apaisée, dont la présence est encadrée et la durée du séjour est négociée.

Par contre, certaines familles s’installent régulièrement de manière anarchique et engendrent des nuisances pour le voisinage. Dans ce cas de figure, des procédures d’expulsion existent et sont mises en œuvre suivant la nature du terrain.  Le mandat donné par le bourgmestre à sa collaboratrice est d’être l’interface entre les cinq acteurs que sont : la ville, la police, le représentant des gens du voyage, les riverains et le centre de médiation des gens du voyage.

A côté de cela, de très grands groupes (plus de 100 caravanes) se réunissent à la faveur d’un événement familial (mariage) ou autour d’une congrégation religieuse (dans ce cas ils sont en transhumance entre deux lieux de pèlerinage). Ceux-ci s’installent souvent sur des prairies privées en accord avec le propriétaire ou parfois, hélas, sans aucune concertation préalable. Il est important de préciser que l’accueil de ces groupes hors norme, nécessitant la mise à disposition d’un immense terrain, échappe à la capacité d’encadrement de la ville de Charleroi.

L’expertise du centre de médiation des gens du voyage (CMGV) de la Région wallonne est précieuse pour appuyer l’exigence des autorités de la ville d’une gestion pacifique, respectueuse de la quiétude légitime des riverains, ainsi que les droits des gens du voyage.

Enfin, pour trouver une solution pérenne à l’accueil des gens du voyage, la ville de Charleroi a décidé de s’inspirer des bonnes pratiques développées dans d’autres villes et communes de la Wallonie. Ce travail s’effectue en collaboration étroite avec Igretec et devra aboutir à l’aménagement d’un terrain adéquat.


VILLE DE CHARLEROI

Cabinet du Bourgmestre Paul Magnette et de l'Echevine déléguée