Saint-Georges-sur-Meuse

150 caravanes ont débarqué rue de la Vallée à St-Georges. Après concertation, elles doivent toutes être parties pour le 5 juillet.


Leur arrive a provoqué un gros émoi sur Saint-Georges. Mais aussi une profonde inquiétude auprès de ceux qui assimilent les gens du voyage… à des voleurs. Dimanche après-midi, 150 caravanes ont pris possession d’un terrain situé rue de la Vallée, à Saint-Georges (voir L’Avenir Huy-Waremme d’hier lundi). Rapidement, le tam-tam a fonctionné et plusieurs policiers de la zone Meuse-Hesbaye sont allés sur place. Le 1er échevin Jean-Michel Rouffart était d’autant plus surpris qu’aucune demande d’autorisation n’avait été introduite pour pouvoir occuper les lieux. Le terrain est certes communal mais jamais la Commune n’a été contactée. Elle n’a donc donné aucune autorisation à ce grand convoi.

Les autorités communales ont cependant pris conscience de l’émoi que cette arrivée en masse suscitait. Et cette après-midi, elles convoquaient en urgence une réunion. Autour de la table, le collège communal mais aussi les responsables de la zone de police, le médiateur de la Région wallonne et une délégation des gens du voyage qui sont présents rue de la Vallée. Ces personnes font partie d’une communaité religieuse baptisée Vie et Lumière. «Ils ne veulent en aucun cas être assimilés à la mauvaise image véhiculés par certains gens du voyage», expliquent le bourgmestre Francis Dejon et ses échevins.

Selon la coutume en vigueur au sein de cette communauté, elle reste à la même place pendant un mois… Les discussions sont allées bon train entre les représentants de la communauté et les forces de l’ordre. Des discussions «animées mais constructives», ont noté le bourgmestre et ses échevins. Au terme de ces échanges, il a été convenu que la communauté quitterait progressivement le territoire communal dès lundi prochain, le 29 juin. Afin d’avoir évacué tout le terrain, et l’avoir nettoyée, pour le dimanche 5 juillet à 16h. Le collège ajoute que tous les frais relatifs à la présence de ces caravanes et de leurs occupants sur place (électricité, eau et évacuation des déchets) «sont à leur charge exclusivement». La communauté religieuse ne peut occupe que le terrain de la rue de la Vallée, côté chaussée Verte, «dans le but d’éviter un flux inutile vers le centre du village». La police maintiendra «une présence soutenue» dans le quartier. Afin de s’assurer que les engagements pris par la communauté comme par la commune soient respectés, un contact quotidien avec les agents de proximité et les autorités administratives sera organisé.

Le bourgmestre le sait: la présence de ces 150 caravanes et de leurs occupants a suscité un profond émoi au sein de la population. Une pétition a même été lancée alors que de vifs propos étaient échangés notamment sur Facebook. Le bourgmestre invite la population «à faire preuve de patience, de compréhension afin qu la présence, réduite au minimum, de cette communauté religieuse se déroule sous les meillerus auspices».


C.Du (L'Avenir)

 

Source: L'avenir du 22 juin 2015