La convention passée entre la Ville et la Région wallonne portant sur l’accueil des gens du voyage vient d’être renouvelée pour une durée de cinq ans.
Une convention qui garantit à la ville de bénéficier de subsides (maximum 10.000 €) octroyés sur base de factures et en contrepartie de laquelle la ville s’engage à accueillir les gens du voyage.

Une situation unique en Brabant wallon. "On mène une politique volontariste, mais responsable, en ce qui concerne l’accueil des gens du voyage", reconnaît l’échevin en charge de l’Accueil des personnes d’origine étrangère, Michel Beaussart. "Nous accueillons trois ou quatre groupes par an, sur le terrain situé au pied du château d’eau de Blocry."
Un accueil qui se déroule dans des conditions strictes. "Un état des lieux est réalisé à l’arrivée et au départ des groupes. Et les gens du voyage prennent en charge les frais d’eau, d’électricité, la location du terrain, mais aussi le coût du traitement des déchets. En cette matière, il existe deux positions. Soit on ferme les yeux et on fait comme si c’est gens n’existaient pas. Soit on fait comme nous. Il ne faut pas oublier que ce mode de vie existe depuis le Moyen Âge et ces gens vivent de façon parcimonieuse."
Et l’échevin de préciser que, l’an dernier, deux groupes ont été accueillis à Ottignies-LLN et que tout s’est bien passé.
Les groupes annoncent leur venue à l’avance. Ce qui permet notamment de prévenir les riverains. Et ce sont souvent les mêmes groupes qui reviennent. "De toute manière, si les choses se passaient mal avec un groupe, celui-ci serait prié de ne plus revenir", tient à préciser l’échevin.
Et s’il arrive que la ville doive refuser l’une ou l’autre demande, c’est parce que le terrain est déjà occupé. La ville a aussi pour principe que le terrain ne soit pas occupé en permanence.
Et à la question de Karin Tournay qui s’interrogeait au sujet des commodités, l’échevin a précisé que des toilettes étaient mises à la disposition des personnes accueillies.

Source : La Dernière Heure (Jeudi 13 mars 2014)