Un article qui provient du site web Pure Break du lundi 09 février 2015

Kendji Girac parle de ses origines

Comme on peut le découvrir à travers son premier EP intitulé "Color Gitano" et ses différentes chansons, le récent succès de Kendji Girac depuis sa victoire à The Voice 3 ne lui a pas fait tourner la tête, ni oublier ses racines. Interrogé par Ouest-France sur son enfance, l'interprète d''Andalouse' se laisse ainsi aller à quelques confidences étonnantes sur sa vie de gitan.
Non, Kendji Girac n'a pas pris la grosse tête. Si le chanteur s'avouait publiquement déçu de ne pas avoir été nommé aux Victoires de la musique malgré l'incroyable succès de son premier album, il n'oublie pas d'où il vient et le chemin parcouru pour y arriver. Et ce chemin, il en parle justement dans une interview passionnante accordée à Ouest-France. L'occasion de découvrir que le chanteur n'a pas eu une enfance comme tout le monde, et de comprendre comment lui vient aussi facilement son inspiration.


Sa vie de gitan à l'origine de sa passion

Car oui, pendant que de nombreux enfants de son âge passaient leurs après-midis devant la télé et les Pokemon, lui, parcourait tout simplement... les routes de France : "Mon enfance, c'est la bohème. J'ai voyagé très jeune. Chaque mois de février, on partait sillonner les routes de France. L'aventure, c'est ce que l'on aime. En groupe et en caravane. En hiver, on se pose. Cela fait partie de la culture gitane." Une culture gitane notamment à l'origine de sa passion pour le chant, comme il le précise ensuite : "Je regardais mon père, mes oncles. Chez nous, la fête, la guitare, les chants font partie du quotidien. C'est naturel."

Une mission à travers son album

Et si avec son premier album, Kendji souhaitait principalement "des chansons qui parlent de moi, de ma famille", c'est parce qu'il s'était lancé une petite mission à travers sa musique. Laquelle ? Améliorer l'image des gitans en France à l'aide de sa "gyspy pop". Et à en croire ses propos, s'il n'aura pas le droit à une Victoire de la musique pour ça en 2015, les retours du public qu'il a depuis son succès, suffisent amplement à son bonheur : "Nous les gitans, on est parfois jugés pour rien, on prend pour d'autres, comme si on était tous des voleurs. Alors voir des gens, aujourd'hui, nous aimer, nous accepter, comme Gignac dans son sport et moi dans la musique, c'est ma plus grosse fierté."